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Festival des Templiers, VO2 trail par Michel Brisset

Comme de coutume, je prends la plume pour essayer de décrire ce voyage à Millau pour le Festival des Templiers et l’une de ses courses, la VO2 Trail, pour un parcours de 19km et 810 de D+ annoncé, ma montre m’indiquera 849D+ à l’arrivée. Le Templiers, un festival connu des trailers pour en avoir parlé autour de moi … « Ah oui, les Templiers, c’est top ! » … bon au moins, ça donne envie. Et puis passer à Millau sans voir son pont, cela aura été une erreur, c’est comme à Champigny aller voir … quoi déjà … bref !

J’étais déjà dans l’ambiance de la course dès le vendredi matin 4h … accompagnant de mon fils qui lui partait pour l’endurance Trail de 107km, finalement, pour moi, ça sera 12km de marche pour l’assistance fait dans la journée et une arrivée le samedi matin vers 2h avec 2° au thermomètre, pas certain que ce soit la meilleure façon d’être bien reposé pour sa propre course, mais tellement fier de lui.

Bon reprenons, le départ de ma course est prévu samedi à 16h20, j’étais dans la vague 2, un super soleil au rendez-vous, 17° environ, excellente température qui deviendra bien fraîche dans les sous-bois du plateau et l’arrivée de la nuit.

Une stratégie de course définie, non pas vraiment, je me dis qu’un départ rapide pour éviter les bouchons peut être bien, puis surtout ralentir pour gérer les montées et essayer de finir en moins de 3h. 16h20, top départ et cela part très-très vite, après 500m, je ralenti pour mettre le cardio en zone verte pour la première montée après 2 km. Première montée de 1,5 km, 120m de D+ et un passage à 22% pour se mettre en jambe, forcément, je ne fais pas le malin, je me mets à marcher, ce ne sera pas la dernière fois, car c’est juste la première des 3 côtes de cette course. Après cette côte, 1 km de répit, je repars, avec un peu de rythme, je continue de bien me faire doubler, pas grave, je continue à mon rythme. Arrive la 2ième côte, là, on ne rigole plus, 1,5km, 150m de D+ et surtout un passage à 25%, le soleil tape un peu, un petit vent fait du bien. Première descente pour moi, 1,5km que j’appréhende forcément un peu, les chaussures répondent bien, je prends vite confiance, je me surprends à faire du 5’/km (je n’insiste pas à regarder ma montre, mais plutôt à savoir où je pose les pieds) et j’effectue mes premiers dépassements ! La 3ième et dernière côte se présente tout de suite en bas de la descente, ce sera 2km de côte, et c’est parti pour 320m de D+ … ouille c’est très long, plusieurs passages au-dessus de 30% dont un à 36% (merci Strava pour me permettre d’analyser ce passage). Je marche et monte à mon rythme, quelques coureurs semblent déjà dans le dur, et se font dépasser. En haut, c’est tout bon, 8,5km de parcouru, les difficultés sont derrières, c’est bon signe, je prends un peu de temps pour récupérer de cette montée. Les sous-bois du plateau apportent un peu de fraicheur ça fait du bien, c’est nettement plus roulant, les cailloux de la montée ont complètement disparu. Reste à aller jusqu’au km 12 pour le ravitaillement. J’en profite pour souffler un peu, boisson, gâteaux et je repars … la fraicheur se fait un peu plus sentir, j’enfile le coupe-vent que je ne quitterai plus jusqu’à la fin. Toujours très roulant en sous-bois, principalement des descentes, j’en profite et commence à doubler d’autres coureurs, cela continue de me mettre en confiance, … un peu trop d’ailleurs, je rate un balisage et me voilà, perdre environ 200m avant de m’en rendre compte, 5 autres coureurs m’avaient suivi, après quelques excuses pour mon erreur, me revoilà sur la trace, mais les coureurs dépassés sont à nouveau devant … La sortie du sous-bois sera magique avec un superbe couché de soleil.

Puis, c’est la descente vers l’arrivée de 3,5km, nouvelle inquiétude de ma part, car elle est indiquée très technique, et finalement, je pense avoir « déconnecté un truc qui s’appelle la prudence » je me surprend à être très à l’aise, rattraper puis doubler pas mal de coureurs, probablement prudent à raison, et ça marche, pas facile de doubler dans ces passages techniques et étroits, tout en respectant les autres coureurs bien évidemment, … plus je descendais plus la confiance se confirmait, … petit passage dans une grotte, à la sortie de cette grotte (peut être 50m environ), la lumière commence aussi à bien baisser, je mets ma frontale, ça aide à bien voir où je place mes pieds.

Les 500 derniers mètres arrivent très vite, la descente m’a parue ultra courte, 27’ au total pour ces 3,5 km, tout d’un coup un « vas-y papa », encouragé et surpris par mon fils qui m’attendait à l’arrivée, ça donne un coup de boost pour courir les quelques dizaines mètres restant.

Ce que j’en retiens, un super moment, de beaux paysages, même si je reconnais ne pas en avoir profité car concentré sur mon premier vrai trail. La satisfaction d’être arrivé au bout, en moins de 3h, mon petit challenger perso accompli, finalement le classement m’importe peu même si cela fait toujours plaisir.

Au final, je termine en 2h54’55’’, je suis 475e sur 724 partants, 719 classés, 36e en catégorie V2H sur 58 et 329e H sur 433.

Un trail à refaire sans aucun doute, … avec une distance un peu plus longue … et qui sait avec des Asphaltiens !

1 Comment

  1. Jean-Michel

    Bravo à toi et aussi à ton fils. Il y a quelques années, le « Vallat noir », la grimpette du 50ème kilomètre sur la grande course, m’a laissé quelques douleurs aux eschios.

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