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Au temps pour moi

Soleil je t’adore
Comme les sauvages
A plat ventre
Sur le rivage
(Jean Cocteau)

Nantes est un grand rêve de marathon auquel j’étais inscrit depuis avril 2020 mais que les confinements ont reporté à deux occasions. Nous étions, malgré tout, quatre mille à nous souvenir que la 40ème  édition du 42.195 km était ce 17 avril 2022 et à prendre  le départ devant le grand éléphant de Nantes, machine formidable digne d’Hannibal et de Jules Verne. Il est désormais un des symboles de la ville avec le château de la duchesse Anne, le mémorial de l’esclavage et la gare ultra moderne de Rudy Ricciotti.

J’avais reconnu le parcours quelques jours auparavant et noté plusieurs difficultés dont une déclivité de 200 D+, le passage de pavés et de rails de tramways, comme à Amsterdam, et de nombreux virages dans le jardin des plantes ou la vieille ville où le parcours musardait pour nous montrer les douceurs océanes.
Une difficulté de plus apparut avec le réchauffement climatique, à partir de 11 heures,  sensible à tous les coureurs de moyenne gamme. J’ajoute, ô temps suspens ton vol, des longues lignes droites en bord de Loire dont celle, entre le 39ème  et le 42ème  kilomètre où, généralement, autant en emporte le vent, on doit faire appel aux dernières forces disponibles.
Partis à 8 degrés nous fûmes, par un prompt renfort à 22 degrés à treize heures. Cette chaleur et ce ciel magnifique n’étaient sans doute pas prévus par les organisateurs qui ont récompensé les arrivants d’un vêtement de sport chaud , très seyant d’ailleurs, qui serait une belle récompense à l’arrivée  hivernale du 15 km de Charenton .
Olivier C n’est jamais gêné par l’adversité et, survolant la route, il termina dans les meilleurs tandis que Philippe S, retour de Cheverny, et votre serviteur eurent à composer avec les éléments.
Cet effort se transforma en course lente et à voir le nombre ceux qui marchaient on n’était décidement pas aux délices de Capoue.

Il y a quelque chose de merveilleux dans ce format de course car, sauf cruelle blessure, on est certain d’arriver ou du moins on se le répète continuellement, surtout après le trentième kilomètre et ô tempora o mores, on constate avec intérêt un nombre croissant d’ aficionados qui vous applaudissent sans vous connaître et scandent votre nom avec audace . La ligne d’arrivée cachée derrière deux dernières lignes droites enfin trouvée je pense à celle que j’aime, à la splendeur de l’avenir et la chance de vivre. J’oubliais je pense à Lausanne le prochain marathon et à Saint Omer le championnat de France de semi-marathon.

Le 17 Avril à Nantes : 1er en 2h18’19’’, 2950 coureurs classés.

Olivier Catrou109ème, 7ème MH3En 3h01’09’’Philippe Simonet2811ème, 25ème MH6En 5h06’15’’
Christian Pallandre2270ème, 8ème MH7En 4h28’17’’   

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