Par Guillaume H.
Il y a 10 ans, je m’inscrivais à mon 1er trail long. Je me demandais dans quoi je m’étais lancé et c’est avec une grosse appréhension que j’abordais ce trail des Hospitaliers. Après cette course je m’étais dit « plus jamais ». 18 mois et quelques sorties trails avec l’Asphalte plus tard, je m’inscrivais sur mon 1er Ultra.
Depuis de l’eau a coulé sous les ponts et c’est avec nostalgie que je me retrouve sur la ligne de départ en compagnie d’Emmanuel et Philippe.
Bon juste avant ça, il y a quand même eu le réveil à trois heures du matin (heureusement que le changement d’heure était dans le bon sens !), jamais très agréable. Surtout que comme souvent, la veille de course le sommeil a été long à venir…
5h. Petit feu d’artifice puis le départ est donné. Les jambes sont lourdes, les sensations ne sont pas vraiment là mais malgré ça j’essaie de garder un rythme régulier, la route est encore longue j’ai le temps de voir les choses s’améliorer. Ou pas.
Vers le 15eme km je sens que je déroule plus facilement. Dans la montée après Saint Jean de Bruel, j’aperçois sur le versant opposé la maison où nous logeons. Une petite pensée aux coureurs de la veille qui sont soit au chaud dans leur lit ou en train de prendre un bon café chaud… la météo n’est pas vraiment à la fête, la longue montée vers le point culminant de la course à 1300 m d’altitude se fait sous un vent bien tranchant et une petite pluie fine, que du bonheur.


S’ensuit une longue descente entrecoupée de petites bosses casses pattes vers Dourbie, 1er point de ravitaillement solide au 43eme km.
La suite jusqu’à Cantobre c’est un enchaînement de montées et descentes techniques, le temps humide n’arrange pas le terrain, il faut rester vigilant en permanence.
Cantobre, dernier ravitaillement avant l’arrivée. Je l’attendais avec impatience celui-là, j’ai entendu plusieurs coureurs parler de crêpes au Nutella. Je ne suis pas déçu et je repars revigoré vers la dernière ascension. Celle-ci se passe assez bien malgré un terrain glissant.
Arrivé au Roc Nantais j’aperçois le village de Nants en bas, fausse joie il reste encore 7 km jusqu’à l’arrivée. Une petite descente très glissante (je manque de m’empaler sur un caillou bien tranchant en glissant… ça serait bête si près du but), de longs singles en balcon, un dernier petit pétard et enfin la dernière descente jusqu’à l’arrivée.
Je regarde la montre : 10h48, je me dis que la barre des 11h est jouable mais le terrain est un poil trop technique et glissant, et je suis quand même bien entamé aussi … Je franchis la ligne avec 11h01 à la montre, certaines choses se jouent à vraiment peu de choses (private joke).
Bravo à Emmanuel qui finit sa course frais comme un gardon. Malheureusement une élongation contraint à l’abandon Philippe au 66eme km.

