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Pralo vu du ciel : mon Everest à moi !

Par Nathalie P.

En cette année de nouvelle dizaine, je voulais participer à un trail qui me marquerait. Farid m’avait dit que c’était vraiment sympa de partir en groupe, alors …. Banco pour le week-end TGV ! Pour débuter en montagne, le trail Pralo vu du ciel (25 km, D+1750m, r70) me semblait déjà bien costaud.

Grâce au stage trail dans les Pyrénées, j’avais cette distance + dénivelé dans les jambes. Mais en course, il y a les barrières horaires !

Arrivée en fin de journée à Champagny-le-haut, dans un superbe chalet (merci Alice !). Répartition/installation dans les chambres. Apéro, repas de pâtes, tisane et dodo.

Samedi matin, descente à Pralognan-la-Vanoise pour récupérer nos dossards et la dotation d’inscription : magnifique T-Shirt pour les trailers des 73 km et 41 km ; bob pour les trailers du 25 km (je suis un peu déçue, même si je sais que protéger le cou et les oreilles des rayons du soleil ardent est important !). Nous attendons Farid qui a saisi l’opportunité de tester du matériel WISE, short et sac de trail.

Petite grimpette pour se rendre à l’auberge des Fontanettes pour déjeuner. Il fait chaud, j’ai le souffle court et le cœur qui bat fort …. Elodie dit qu’elle ressent la même chose, ouf me voilà rassurée !!

Sieste, préparation du sac de trail (combien de barres, quel volume d’eau, électrolyte ou pas, tant de questions même pour les expérimentés du groupe, c’est un rituel), apéro, repas de pâtes, tisane et dodo.

Dimanche matin, à 2h, un peu de bruit me sort de mon réveil enfin profond ; c’est le groupe des 73 km qui se lève pour un départ de course à 4h dans la nuit.

Je suis bien réveillée à 4h, heure du petit déj pour le groupe des 41 km et pour le mien, car je descends avec eux à Pralognan-la-Vanoise. Après leur départ à 6h,

j’aperçois Jules assis sur une barrière, pas en forme du tout. Malade, il a dû assez rapidement faire demi-tour. Quelle poisse ! Nous attendons « au chaud » 8h, l’heure de mon départ.

Et c’est parti …. Et c’est difficile, car je suis ankylosée par le froid matinal. Une fois gantelets mis et bâtons dépliés, ça va mieux. Ça monte doucement, puis moins doucement. Au premier ravito (4,6 km), je m’inquiète de ne pas voir de point de contrôle …. Novice, j’ai mélangé barrière horaire et point de contrôle ! Parce que les barrières horaires vont rester mon angoisse durant toute la course, même si le plan de course préparé avec Michel + l’avis d’après stage de Thierry L. indiquaient qu’il n’y avait aucune inquiétude à avoir. En cette année de nouvelle dizaine, je reste une angoissée !!

La montée se fait en file-indienne. J’accélère un peu pour marcher d’un bon pas quand les premiers du 41 km commencent à arriver. Damned, qu’ils sont costauds ! Le dernier tiers de la montée est ardu, il faut tirer sur les bras pour soulager les jambes. Au sommet (Petit Mont blanc : 10.7 km – 2675 m), premier point de contrôle : 2h21 de course, je suis en avance sur les prévisions du plan de course mais pas rassurée pour autant ! J’aperçois Guillaume, un petit mot et nous continuons notre route en descente, chacun à son rythme.

A partir de là, ce n’est plus du tout le même plaisir …. Chemin poussiéreux, gros cailloux (Anne me fait coucou, je la regarde courir : elle me fait penser à un cabri tant elle est agile), des crêtes à n’en plus finir genre terrain de cross avec du vide à droite, à gauche. Lève les pieds et regarde droit devant toi, Nathalie…. Quelque part, une autre montée assassine. Puis de l’herbe avec au loin Pralognan-la-Vanoise. Et là, nouvelle erreur : j’ai pensé que c’était bientôt l’arrivée. Eh bien non, il restait 5-6 km et il commençait à faire sacrément chaud. Elodie me double aussi, elle galope …. S’ensuivent des chemins forestiers avec cailloux et racines, des pistes avec cailloux. Et pour finir (pour de vrai) une route goudronnée qui colle limite au pied tant il fait chaud. Je cours comme je peux, en puisant dans mes toutes dernières ressources. J’ai bien entendu les encouragements au passage des premiers arrivés du club, mais pas la force de tourner la tête, j’étais focus ligne d’arrivée (5h19).

Là, j’ai pu lâcher le trop plein d’émotions, entre épuisement total, satisfaction d’être allée au bout de ce premier trail de montagne … avant de retrouver, avec plaisir, le reste de la troupe.

J’ai beaucoup regardé mes pieds ou juste devant moi durant la course mais j’ai quand même jeté des coups d’œil autour de moi (sans prendre de photos, faudrait pas perdre de temps 😉) : le parc de la Vanoise est MAGNIFIQUE !

Merci à tous pour ce week-end sportif, aux coach et entraineur sans qui je n’aurais pas vécu un tel moment.


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