Par Thierry B.
En ce 1er week end de Mai avec plusieurs asphaltiens, nous avons décidé de faire une escapade en dehors de l’ile de France pour prendre la route du Nord et plus précisément de Boulogne sur Mer qui est la Terre de nombreux champions français dont le plus récent est champion du monde sur 10000m (allure footing 3’20’’).
Cette escapade printanière commence par l’idée venue d’Alain P., le référent non officiel du club pour les courses festives, qui avait fait la 1ère édition du marathon de la mer. Cet évènement regroupe plusieurs courses dont un marathon (d’où son nom), un semi et un 10 km dans un cadre festif avec dégustation des mets locaux. Il y a également de la marche pour ceux qui n’aiment pas courir (l’avantage de la course, c’est qu’on peut marcher également !).
Courir et/ou marcher, c’est la mission que s’est fixé le groupe d’une dizaine de personnes en plus des accompagnants. 3 sur le Marathon : Philippe S. « Le Kenyan », Alain P. et Marjolaine P. Un peu plus, sur le semi-marathon : Bhel, Nathalie P., Nathalie D., François O., Gilles et votre serviteur ; et Clara, la fille d’Alain pour tester le 10 km festif pour compléter le tableau.
Courir oui, mais pas pour le chrono !! Premièrement, le parcours n’est pas propice à la performance et surtout, le principal, nous sommes venus pour la joie et la bonne humeur d’un moment convivial autour de la course à pied ; les ravitos vont bien nous aider pour cela.
Nous nous retrouvons au palais des sports de Boulogne afin de récupérer notre dossard et avoir un premier aperçu dans le village de l’ambiance du Nord : à notre gauche, les food trucks et à notre droite, les bières locales, le ton est donné !
Nous prenons le temps de nous restaurer avec pour certains une « Poutine du Pas de Calais » pas light pour un sou mais qui passe très bien après plusieurs heures de voiture. Ensuite, destination nos mobil homes trouvés par Philippe à quelques kilomètres, du côté de Le Portel près d’une plage de sable et une très belle vue sur la mer.
Une partie du groupe en a profité pour visiter la partie fortifiée de Boulogne (3e ville du Pas de Calais) et voir un tout petit aperçu de son histoire qui a commencé sous l’ère gréco romaine : le tour des remparts nous a donné un beau panorama de la ville qui est assez vallonnée.
Après cela, nous nous sommes tous réunis pour un premier apéro avec Pasta party à la bonne franquette, sur la terrasse. La pluie s’est mise à tomber durant la nuit, d’où une petite crainte pour le lendemain, vite dissipée au réveil par le ciel bleu et son soleil qui ont repris leur place comme le vendredi.
Réveil à 6h00 car le départ du marathon est à 8h30. Nous préparons costumes, petit déjeuner rapide, flasque et gobelets car une des consignes de course était « pas de gobelets distribués sur le parcours ». Nous voyons partir les 3 marathoniens : une Wonder Woman Jo, un marin Breton Alain et un marsupilami Philippe.
Le tour des semi-marathoniens vient 2h plus tard (plutôt 2h15) : les campeurs autour de nous ont pu voir une autre Wonder Woman, un tolard sortie de Prison Break, un minion en jupette, des coureuses avec des colliers de fleurs, un super héros Thor qui a un peu trop grillé sans doute à cause du Ragnarok. Sans compter Nathalie D. prête à un faire un rodéo en plus d’un semi-marathon !
Cette 2e équipe part vers le palais des sports. Le départ est retardé à cause d’une mauvaise gestion de remise des dossards et des consignes mal organisées. Le temps de rejoindre la ligne de départ, sous les injonctions de la speakerine, nous avons tout de même le temps de prendre des photos avec des personnes déguisées.
La course commence finalement pour les semi-marathoniens. Je décide de prendre le départ à l’arrière avec Nathalie P. pour remonter tout doucement le flot de coureurs très nombreux sur les 1ers kilomètres dans une ambiance bon enfant. Le 1er ravito est déjà pris d’assaut ; avec Nathalie on décide de ne pas s’arrêter et nous espérons que le 2d sera plus accessible. Certains passages sont trop étroits et créent quelques bouchons avec la masse de coureurs. Peu importe le chrono, on l’a laissé aux consignes ! Aujourd’hui, on profite de l’ambiance, on encourage les 1ers du marathon et surtout du ciel bleu que nous offre l’agglomération de Boulogne.
Le parcours du marathon et du semi, nous a fait sortir de Boulogne, direction Wimereux non sans une petite difficulté : une « petite » côte entre les 2 villes. Je laisse Nathalie qui monte à son rythme et je monte pour ma part à mon train, le marteau de Thor à la ceinture car il commence à faire chaud sous la perruque.
A Wimereux, je rejoins Gilles qui a ouvert la veste de prisonnier tout en profitant du ravito du 10e kilomètre et des crevettes dépiautées par les bénévoles, d’une gentillesse et d’une patience, sur tous les stands en tout cas pour ceux que j’ai croisés. Nous repartons ensemble pour le finir la 1ère partie avant de le laisser au ravito suivant, 2 km plus loin. Nous avons pu voir un minion passer pour le retour. Gilles avait pu voir Wonder Woman Jo également sur le retour (spoiler, elle ne s’arrêtera pas à 42 km aujourd’hui).
Pour ma part, j’évite la bière car mon estomac n’est pas habitué à la boisson au houblon, je pensais trouver de l’ambroisie (boisson des dieux) pour me désaltérer sur le parcours. En revanche, je n’oublie pas de boire de l’eau car les gouttes commencent à bien tomber sur mes lunettes de soleil et malgré l’allure footing (loin des 3’20’’ de Jimmy), les muscles commencent à se tendre un peu. Il faut bien penser au retour et à la côte.
De nouveau un ravito au 15e kilomètre et on voit que la plupart des marathoniens sont déjà passés : plus beaucoup de victuailles (ils devaient y avoir des rillettes de poissons également) mais toujours une bonne ambiance même si les chants sont moins présents.
Retour à Boulogne où je rejoins le dernier ravito avec Minion François qui commence à dégouliner également sous son bonnet jaune. Mine de rien, pas facile d’assumer un costume jusqu’au bout et nous n’avons fait que le semi !. Il n’y a plus qu’à rejoindre l’arrivée à 5 km de là en étant encouragé par les spectateurs venus nombreux ce samedi pour atteindre l’arche de la délivrance mais malgré tout avec le sourire du finisher de cette première course festive.
A noter, j’avais dit plus haut que Jo n’avait pas fait 42 km mais étant en préparation du 100 km de Millau, elle a rejoint Alain et Philippe pour les accompagner sur les derniers 8 km. Cela a permis de prendre de superbes clichés des marathoniens asphaltiens du jour.
Pour les autres, nous avons pris place dans le village de course et profiter de la musique de plusieurs groupes locaux et bien sur des mets et bières locales servis en attendant la remise des récompenses qui s’est terminée par une Asphaltienne sur le podium car Bhel a eu le 2e prix de déguisement chez les femmes ; même sans faire de chrono, les asphaltiens sont sur les rangs pour les premières places.
Après les festivités (toujours sous un ciel bleu), nous repartons vers notre lieu de villégiature pour faire un bilan de la journée (autour d’un ti-punch et des samossas préparés par Philippe) et dans l’ensemble il fut positif (malgré quelques couacs mais il ne s’agit que de la 2e édition). Nous avons pu apprécier ce qu’était une course festive tout en s’amusant en faisant abstraction du chrono qui prend parfois le pas sur ce qu’on recherche dans la course à pied du plaisir et du bien-être.
En tout cas, les remerciements vont à Alain et ses belles découvertes de nouvelles courses qui sortent un peu du train-train du Challenge Orpi et des courses « au temps », à tous les bénévoles de cette 2e édition et à toutes et tous les convives de ce week-end pour ce beau moment partagé ensemble.
Le lendemain, nous repartons sous la pluie qui nous a laissé en paix ce week-end. C’est une façon pour Boulogne de nous dire au revoir … Retour en Ile de France, tout en se donnant rendez-vous et, avec d’autres personnes tentées par l’aventure des courses festives pour 2027…. A suivre