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Marathon d’Amsterdam par Philippe Doublet

Dans la course à pied, ce n’est pas la compétition qui me motive mais ses bénéfices pour la santé. Il reste que pour prendre du plaisir à courir, il faut s’astreindre à une pratique régulière dont on peut vite se lasser s’il n’y a pas d’objectif à atteindre. C’est pour cette raison qu’à 60 ans , quand j’ai commencé à courir, je me suis donné comme challenge de courir un marathon ce qui me semblait à l’époque inaccessible.

Quelques années plus tard, après les marathons de Barcelone, New-York, Athènes et Valence dont j’ai déjà fait le récit sur ce blog,  je me présentais ce week-end sur la ligne de départ à Amsterdam pour mon cinquième marathon .

Après avoir reporté l’échéance par deux fois pour cause d’annulation Covid et blessure, mon impatience était grande en pénétrant dans le stade Olympique d’Amsterdam (1928). Par miracle, la pluie avait cessé dès le départ pour laisser place au soleil. Le parcours très roulant diront certains est magnifique, à travers les parcs de la ville avec la traversée du fameux Rijksmuseum puis le long de l’Amstel dans un cadre bucolique avant de revenir le long des canaux jusqu’au stade.

J’ai bien profité des 15 premiers kilomètres, soutenant aisément ma « vitesse marathon » puis les douleurs dans les jambes sont arrivées et j’ai serré les dents jusqu’au 30ème où c’est devenu insupportable au point de m’arrêter. 900m de course et 100m de marche, puis 800m de course et 200m de marche…etc la suite est facile à deviner ! Les 10 derniers kilomètres ont été interminables…et après un dernier kilomètre couru, j’ai passé la ligne d’arrivée avec soulagement en 4h36 et pour ma petite fille Léonore qui m’encourageait sur le parcours c’est moi qui avait gagné la course !

Super papi!

Amsterdam, une belle ville apaisante qui a su garder les charmes de son passé et qui mérite le détour pour celles et ceux qui ne craignent pas en marchant dans la ville une mauvaise rencontre  avec un cycliste…pas de risque cependant sur le parcours du marathon qui est interdit ce jour là à tout ce qui roule.

7 Comments

  1. Christian Pallandre

    Amsterdam et son stade olympique, ses peintres, ses musées et son paysage de paix sereine. Courir ainsi c est vivre. Bravo Philippe. Rendez vous à Lausanne

  2. Le Kényan

    Départ et arrivée dans le stade olympique et la ballade le long de l’Amstel, tu as dû te régaler malgré les douleurs de fin de course.
    Je l’ai couru trois fois et ton récit me donne envie d’y retourner.

  3. Angela Rasinariu

    Bravo Philippe !

    Je partage pleinement tes principes concernant le but de la course à pied, surtout qu’après un certain âge disant les 60, on cherche plutôt la performance d’une bonne état de santé physique et mental.
    Ton résultat confirme ça et en plus ta force mentale, compte tenu que tu as enchaîné les 10km de Laussane à l’intervalle d’une semaine après le marathon d’Amsterdam.

    La gloire reste dans la participation et pas dans la compétition.

    La victoire appartient à tous ce qui passent la ligne d’arrivée.

    Toi tu es à la fois glorieux et victorieux !

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