Par Camel B.
L’histoire de ce WE nantais commence en fait il y quelques mois, lors du marathon d’automne à Anvers… Les participant(e)s se souviennent peut être de mon débrief du WE, à savoir au petit rituel des deux questions posées par Philippe :
1) qu’avez-vous pensé du WE ;
2) qu’avez-vous pensé de votre course ?
Réponses :
1) Anvers ? Très belle ville avec une architecture particulière, ambiance du groupe sympa, WE agréable…
2) Ma course ? Anvers est une très belle ville avec une architecture particulière, ambiance du public sympa, WE agréable…
Maintenant, les aveux (secret de polichinelle…) : je n’ai pas été déçu mais vexé de devoir passer par manque de préparation du marathon au semi, et même sur cette distance, j’ai pris un mur dans la figure…
Etat des lieux fait, OK ! On tourne la page et on avance…
Il me fallait ainsi une nouvelle échéance trouvée sur ce marathon de Nantes. C’était à la base l’occasion de revoir des amis de Vendée sur un WE printanier… Finalement, il devenait « Ze » objectif de ma saison !
1) Alors Nantes est une très belle ville avec une architecture particulière (pour la partie datant de l’époque coloniale), l’ambiance avec les potes était sympa, WE agréable…
Quant à la course, levons le suspense, c’était une déception, loin du RP, très loin des espoirs nés d’une longue préparation. Et c’est certainement la grosse différence avec Anvers justement car c’est une même salle, mais deux ambiances…
Même salle car le même mur… enfin presque : en courant pourtant en dessous de l’allure initialement prévue (en sous régime par sécurité), je n’ai pas pris celui du KM38 tant redouté… Non… dès le km24, j’ai reçu les briques dans la figure. Et tous les km, un parpaing de plus dans la tronche…
J’imagine que le dénivelé que je n’avais pas anticipé (450m, erreur de débutant, je n’avais pas fait attention à l’inscription) conjugué avec un beau soleil pour bronzer (mais qui chauffe bien …) et une fin de cycle de travail ternie par une légère blessure m’ont cassé les jambes comme on dit dans le jargon… cassé le bassin aussi… et les bras… et la tête… avec probablement le moral, autant dire que l’expérience est nécessaire sur cette distance et qu’il m’en manque encore certainement…
Toujours est-il que la fin a été dure, très dure, très très dure mais la vision du ballet des ambulances et des nombreux coureurs déshydratés allongés sur le bas côté en PLS (et ce n’est pas qu’une expression…) a largement contribué à me faire changer d’ambiance…
Deux ambiances donc car entre Anvers et Nantes, contrairement à la frustration du premier, un grand plaisir cette fois-ci à finir debout, et surtout, surtout, la plus grande satisfaction est d’avoir mis ces fameux moyens pour y parvenir : la préparation cette fois-ci a été sérieuse, avec son lot de haut et de bas. Les ressentis tout au long de ces 23 semaines précédentes (je m’impressionne tout seul) m’ont fait redécouvrir le plaisir de l’effort pour un objectif sur le long terme, le sentiment de « manque » après un jour sans courir (les toxicos des baskets comprendront), la satisfaction de voir au fur et à mesure des semaines un kilométrage augmenter et un « kilogrammage » diminuer, des temps en séance et en test encourageants.
C’est peut être le message essentiel, quel que soit le niveau, se donner les moyens est essentiel mais parfois, le résultat escompté le jour J n’est pas à la hauteur de l’investissement. C’est le jeu, c’est le sport. Alors perso, aucun regret ce coup-ci, le job a été fait en amont, l’essentiel est ailleurs, et j’en sors avec le souvenir d’un très bon WE et un peu plus d’expérience…
Etat des lieux fait, OK ! On tourne la page et on avance…
Tellement vrai ce que tu dis … Merci Camel pour ce partage !!