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Marathon des Etoiles de la Baie – 2026

De votre correspondant local en Pays bigouden => Daniel

Plus de 1500 coureurs ont pris le départ dimanche du Marathon des Etoiles de la Bais, en solo, duo ou trio. Avec Marjolaine et Paol nous nous sommes retrouvés sur la ligne de départ par cette belle matinée ensoleillée, mais pas trop, parfaite.

Une belle sortie à la campagne dans un premier temps entre chapelles et calvaires puis un bol d’air marin sur la côte plus animée en cette période de l’année.

J’ai fait un démarrage ambitieux pour ma part sur le premier tiers, sur la base de mes meilleures allures d’antan. Pas du tout ce que j’avais prévu. L’euphorie quand tu nous gagnes. Heureusement je suis revenu à la raison avec une baisse de régime par la suite. Une vraie baisse qui a permis à Marjolaine de me rattraper à Treffiagat au km27 en enjambant le pont vers Le Guilvinec.

Suivi du sentier côtier avec le regard vers les différents attroupements pour repérer la famille qui m’attendait. J’avais un traceur dans la poche ce qui leur a permis de me suivre pas à pas, plutôt petites foulées par petites foulées. Applaudissements nourris du côté des viviers de Locarec au km34. Le rendez-vous initial au km21 à Plomeur a été raté. Pas de mon fait mais le temps que toute la troupe soit prête pour venir à ma rencontre j’étais déjà passé. J’ai même eu le droit, comme au tour de France, deux voitures suiveuses lors du passage du port de Kérity avant d’aller voir Saint-Pierre (au pied du Phare d’Eckmühl). Le vent de sud-est force 3 nous a été favorable sur cette portion côtière.

J’évite la blague que ce n’était pas la joie. Le parcours passe par la chapelle de la Joie au km38 avant d’arriver à Saint-Guénolé et ses fameux rochers. Pas certains que les marcheurs dépassés ressentent l’allégresse des lieux. Cap vers le Nord ensuite par Pors-carn et l’affrontement d’un vent force 5, bref mais bien présent, avant de déboucher sur la plage d’où la visibilité nous a permis de voir à 1000 mètres nautique environ (1,852 km) l’arche d’arrivée déjà noire de monde avec Paol et Marjolaine déjà médaillés.

Bonnes surprises sur la plage, j’ai eu les encouragements de Marjolaine que j’ai croisée en partance pour terminer sa sortie longue et ma fille, mes nièces, cousines qui m’ont boostées dans le final. Un super finish que je n’avais jamais eu encore sur les précédents marathons. Merci à elles. Ce fut une bien belle journée de découverte de sentiers dans les terres et d’efforts mesurés pour une bonne cause.


Par Paol

J-8 : à l’occasion de notre réunion hebdomadaire dans le bois de Vincennes, Daniel m’évoque, sans grand enthousiasme, son projet événement sportif “le marathon de la Torche dans 1 semaine”. L’objectif n’est visiblement pas la chasse au record après un été peu studieux !

Tiens, c’est marrant, je ne serai pas loin dimanche prochain puisque nous devons assurer le retour à domicile des fistons après 1 mois de villégiature en Sud Finistère… Ce n’est pas que l’idée de me taper 42k sans aucune préparation m’excite mais il paraît que Jo y sera pour son 3 ème marathon de préparation avant Millau… Le devoir m’appelle !

Après un passage par la liste d’attente (et un secret espoir vite envolé…), me voilà inscrit. 

Rendez-vous donc ce dimanche matin sur le parking de la Torche, plus habitué aux surfs et bodyboards qu’aux nuées de runners. Une belle ambiance comme on les aime en ce lever du jour ensoleillé. 

Daniel en local de l’étape, Jo avec déjà 18k dans les pattes (parce que sinon c’est trop simple…) puis moi : voilà la délégation de l’Asphalte en terre Bigoudène !

Nous sommes en seconde ligne bien sûr pour ne rien rater du spectacle.

Paf. 

Les premiers km à bon rythme en essayant de rester un peu raisonnable. Ça monte, ça descend dans les ribins : chapelle de Tronoën, Treguennec… Des spectateurs et bénévoles à tous les virages pour accompagner les coureurs. 

Rapidement les écarts se creusent. Une bonne partie du peloton est composée d’équipes (duo et trio) ce qui constitue une aubaine sinon j’aurais pu faire 30k solo dans la pampa !

21k, on sait faire. Ça passe pas mal. Et si sur un malentendu ça faisait sub 3h ? Mais non pas de miracle…C’est après que ça se complique. Tant pis, on va viser le niveau Père Le Gall (3h10). 

Plomeur, chemin de terre… Ça y est, on voit la mer. Treffiagat, Le Guilvinec. Le retour par la côte va décidément être très long… Je mets un point d’honneur à ne zapper aucun ravito et comme ils ont été généreux avec un point d’eau tous les 3k la tentation de faire une petite pause m’atteint. Et puis zut, le coach Didier restera invaincu (pour l’instant). En passant le phare d’Eckmühl, je remercie les organisateurs de ne pas avoir intégré l’ascension à notre programme…

La mer, le sable (y compris sous nos pieds), le compteur km tourne et Penmarch est en vue. 5k, une formalité en temps normal…

40k, 40,1k… 41k la plage de Pors Carn annonce l’arrivée. Nous descendons sur le sable, vent (breton) de face. Mon hommage à Agathe Guillemot tombe totalement à l’eau car les éléments m’interdisent toute initiative héroïque Ouille, ça pique ! Mais que le voyage fut beau !

Nous avons couru pour l’association luttant contre les cancers infantiles et ça, ça méritait bien de se faire un peu mal !


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