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Grand raid 73

 

Le grand raid 73 porte bien son nom : la course a lieu en savoie et fait 73kms (pour 4800m de denivele). Le profil altimétrique est révélateur: déjà 4800m de D+ sur 73km c’est pas mal, mais il y’a pas mal de sections de plat. Corollaire: quand ça grimpe ou quand ça descends, ça ne le fait pas à moitié 🙂

Ce samedi 23 mai la grande forme et la super météo ne sont pas au rendez vous mais la motivation est là et la météo est correcte: un peu de soleil et de la fraicheur. Un peu moins de 300 coureurs inscrits et il y’avait la possibilité de s’inscrire encore quelques jours avant la course: quel contraste avec la tendance du trail de ces dernières années et avec l’usine annecienne qui se tiendra fin mai.

On commence par quelques kilometres de plat sur un chemin assez large puis c’est la 1ere grimpette sur un single. La 1ere descente confirme les propos de l’organisateur: le terrain est glissant, très glissant… trop glissant ! 1ere chute de la journée avec ma paire de chaussures manifestement pas particulièrement adaptée à ce type de sol.. jusqu’ici je n’avais jamais chuté en course, je n’aurais pas assez doigts sur une main pour compter le nombre de mes chutes pendant ce GR73 (sans bobo !). Par moment, c’est un peu ‘the mud day’. C’est vraiment pas mon truc, mais à chaque passage au moins y’a pas de questions à se poser: à gauche, c’est boueux à l’extreme, à droite c’est boueux à l’extreme, tout droit c’est boueux à l’extreme: bon ben je vais faire trempette tout droit alors 🙂

Au bout de 30km, je vois réapparaitre la même douleur qu’à l’ultra tour du beaufortain l’année dernière: derrière le genou droit et qui irradie sur le mollet. Merde, j’avais rien avant de partir ! Il va falloir que je descende tout piano piano jusqu’à l’arrivée, sauf sur certaines sections peu raides et peu technique où je pourrais dérouler.

Après le ravito des Aillons, on attaque la montée du grand colombier qui m’a valu des récits homériques de la part de quelques traileurs asphaltiens qui ont essuyé de très fortes chaleurs ici il y’a quelques années. Aujourd’hui, il fait frais et même un peu frisqué. Le début de la descente est horrible: glissant à souhait et pénible au possible avec mon genou en vrac.
Heureusement ça ne dure pas bien longtemps, et le terrain devient beaucoup beaucoup plus roulant: ouf.

Au 57ieme km, ravito du mont pelat: au menu grillades de poulet, porc, diots avec des frites.
Ca n’est peut etre pas le top de la dietetique sportive, mais alors qu’est ce que c’est bon: du bonheur en barre !!!

Je finis la course 31ieme en 10h48. C’est pas transcendant, mais si le bobo au genou veut bien me laisser tranquille c’est prometteur pour la suite.

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