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Marath’bleau

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas enfilé un dossard pour un trail, après quelques pépins physiques et ma coupure estivale. La rentrée sera chargée, un marathon du médoc (très cool) et 7 jours après un Marath’bleau.

Le lieu est connu de beaucoup, il l’est aussi de mon ami Ben qui habite ici, « on y va ? oui allez sortie longue ». Dossard obtenu dans les minutes de l’ouverture (malheureusement), il faut être à l’affût partout pour récupérer une place maintenant.

Cet été, le feu a remis en question la tenue de la course, mais les organisateurs et l’OFB ont fait le nécessaire pour que cela se déroule dans les conditions de sécurité normales et de ne pas endommager plus la forêt. L’initiative est très belle, les fonds seront reversés à l’OFB pour la reconstruction, les entretiens et ce qui tourne autour de cette belle forêt de Fontainebleau.

44km, 650m de D+, petite sortie. Ben a quelques douleurs persistantes de son aventure de l’été avec ses 400Km. Il me dit : « ce sera très cool, je te suis puis après tu pars. »

La zone de départ est correcte, bien organisée, pas trop de monde… nous nous glissons dans le premier tiers des coureurs, ce sera la zone parfaite. Peu de ralentissement sur les premières bosses.

C’est du Fontainebleau, du roulant avec des zones de sables, des épines, des racines et pas mal de rochers ! La forêt de notre côté est très sèche mais pas de trace des incendies (c’est fait exprès) tout a été fermé.

La forêt, ça peut être monotone et éprouvant pour la tête. Ici, c’est justement ce qui fait la beauté de cet espace de jeu : l’enchaînement des portions fait qu’on en profite tout du long de ces 44 km.

L’orga au top, les bénévoles sont bien présents et aident tous les coureurs !

L’objectif était de se faire un peu mal sur les 30 premiers, puis de finir sur un rythme rapide… Au km15, Ben s’accroche et me dit « ça devient un peu dur », je lui glisse alors : « tu rigoles j’espère ? Vieux que tu es, je t’emmène sur la boite de ta catégorie ! ».

Bien, cette phrase l’a motivé et nous avons gardé un très bon rythme, tellement, que j’ai chuté 2 fois alors que je ne tombe que rarement, la première roulade complète la deuxième un rocher arrêtera un peu plus la chute. J’ai un peu mal, mais on finira. Nous nous ferons reprendre sur les 3 derniers kilomètres par le vainqueur de l’Impérial, mais cela faisait déjà un moment que nous doublions ceux du 25 km.

La ligne arrive, nous finirons ensemble. 41e pour le vieux et 42e pour le jeune vieux (oui c’est 40 cette année) sur 380 classés.

1 Comment

  1. Nathalie

    Pas mal pour une reprise après l’été 😉. C’est tellement chouette de courir, de partager les moments d’effort avec amis et/ou famille. Merci pour ce partage !

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