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80+120=200 : une histoire de famille

Par Frédéric B.

Après avoir effectué toutes les distances longues sur l’éco-trail, il fallait bien chercher cette première édition du 120. Evidement, mon comparse du long, Ben, est de la partie ainsi que mon voisin d’entrainement, Nico.

Trail parisien, oui trail car il est nature. Pour ce qui est de sa technique et de son dénivelé, c’est un autre débat.

Cependant, il permet de faire évoluer son kilométrage et surtout de s’habituer à courir longtemps proche de chez soi.
J’ai l’habitude, j’ai demandé l’envoi du dossard directement, cela évite un déplacement au pied de la tour Eiffel sur un salon très minimaliste qui ne vaut pas le détour.

Pour ce qui est de l’organisation, pasta party la veille, discussions avec les 3 coureurs du 120, mon père est resté de son côté pour les derniers préparatifs.

Départ 7h20 pour une arrivée sur place vers 8h20 (soyons clair faut arriver plus tôt pour être SAS1), nous ne cherchons absolument pas le SAS 1, la course sera longue. Nico est un compétiteur dans l’âme, les 2 premières vagues sont parties… au top départ de la vague 3, nous partons et lui, bien plus vite.

Ben, spécialiste du long et avec qui j’ai l’habitude de courir, on se dit qu’on part cool et que l’on se séparera si l’un ou l’autre se sens de partir. Je suis toujours nerveux en descente et ne m’éternise jamais sur les ravitos, contrairement à lui qui est un gros monteur et qui prends son temps sur les ravitos.

Les 30 premiers kilomètres sont une formalité, un bon blabla run très sympa, très roulant, les chemins sont très agréables sur cette portion. Nous arrivons sur la commune d’Auffargis, théâtre la semaine d’avant de son trail (course club) historique.

Le mardi soir d’entrainement, Emmanuel m’avait indiqué que les tourbières étaient bien profondes et donc de me méfier… On arrive à l’endroit névralgique avec les tourbières, gros bouchons par suite de départ dans la troisième vague. Avec Ben on se faufilent, l’un s’en sortira avec les chaussures juste boueuses l’autre jusqu’au genoux. Pour chance, le point d’eau est 1,5km plus loin avec un petit étang, c’est ici qu’il y aura la vraie coupure entre nous. En effet, il va nettoyer et rincer ses chaussures (5-10min) contrairement à moi qui va repartir.

Cette partie est en vallée de Chevreuse, les premières côtes sont là, rien de très dur mais beaucoup de racines et de cailloux… attention les chevilles. L’arrivé au château de Dampierre est magnifique, c’est ici que je vais manger et faire mon seul arrêt long une bonne dizaine de minutes, Ben m’y retrouvera.

On attaque une partie superbe, pour arriver peu avant la mi-course au Château de la Madeleine, ici il y aura une vraie bosse à monter et un ravito plus que sympa dans le château. Ici, il fait chaud, je m’hydrate bien et mange un peu sur le ravito. Petit sujet, j’enchaine un peu trop vite avec un gel et je pense que jusqu’à la base de vie je vais avoir un trop d’énergie mais surtout des petits sujets de digestion. Chaque ultra est différent, petite erreur mais rien comparé à la Maxi-Race de l’an dernier.

Arrivée sur le golf national, parcours des jeux olympiques, franchement c’était sympa avec le barnum en plein milieu et cette vue à 360. Je n’en n’ai pas parlé, mais nous sommes partis dans la 3ieme vague et donc dans les 1.000 premiers participants, sur cette base j’ai remonté presque 500 places. Le barnum est plein et il est 17h, je me change non pas dans la salle mais sur la table ou il faut rendre les sacs de délestage. Il est presque 17h, le vent va arriver et le froid des ces dernières semaines avec, j’ai prévu les manches longues et tous les accessoires que je vais ajouter au fur et à mesure de la fin du parcours.

Pour ce qui est de la deuxième moitié, on va enchainer avec le dénivelé et des petites portions du 80km, on arrive sur les ravitos classiques. Je tomberai sur une bénévole extraordinaire (que j’ai beaucoup remercié) elle m’a littéralement arraché mes flasques pour les remplir et les refixer en me disant « comme les pros, j’ai l’habitude » … bah je n’ai jamais été assisté mais ca à l’air bien ^^.

Ici, on va commencer à rentrer dans la nuit, tout est prêt. Je me retrouve très seul sur ces tronçons de forêt mais le balisage est très clair il n’y aura aucun problème pour moi.

Mon petit trop de sucre vers le 60ième, m’a coupé l’appétit, je sais qu’il faut du sel pour contre balancer… bien à partir d’un moment c’est soupe mais il y a aussi du sel a disposition, bon bah dans ma flasque (j’ai l’habitude de le faire) mais je me dis qu’il me faut un vrai coté salé pour casser ce sujet d’appétit… deuxième erreur beaucoup trop salée et j’ai eu faim mais surtout très soif. Je remercie le petit ravito sauvage d’un streameur en direct… j’ai vidé la fin de ma flasque d’eau de mer pour remettre de l’eau neutre ! Merci.

Bien, il est 20-21h, je double un des derniers du 80km et j’échange pour la première fois avec ma femme qui prend des nouvelles. Il parait que je reviens sur mon pote Nico et une autre connaissance qui ont compté entre 30 et 40 min d’avance sur moi, j’ai aussi des nouvelles de mon père qui se rapproche de la fin.

Bien bah les 25derniers kilomètres passeront relativement vite, j’ai été motivé par l’idée de revenir sur l’un des 3 et de ne pas me faire reprendre par Ben qui était 3km derrière.

La fin c’est nul, tout le monde le dit, mais la tour Eiffel c’est beau la nuit, et ton père qui t’attend et te dis « je peux finir avec toi, cela ne te dérange pas ? » j’ai répondu tout simplement « t’es con ou quoi ? bien sur on y va ensemble ! »

Un moment amical avec Ben comme d’habitude, même si l’on a finalement couru qu’un marathon ensemble. Une coupure dans le temps avec cette arrivée avec mon père, cela n’a pas de prix et c’est un moment qui restera longtemps dans mes souvenirs. Une belle 295ième place qui me convient bien en étant parti dans les 1000-1500 et donc la dernière vague et ayant remonté tout le long.

L’écotrail, c’est la machine trail parisienne, on critiquera mais c’est très bien pour commencer ! Pour moi c’est la fin, enfin sauf si 100M ou alors si un jour mon fils me dit « papa on y va ? ^^ ».


Par Michel B.

Après l’hivernale des Templiers en décembre 2025, je me suis posé la question d’allonger un peu la distance, et j’ai craqué sur le 80k de l’Eco-Trail Paris, risque gérable car peu de D+, et km/effort pratiquement identique … une barrière horaire à gérer … après quelques semaines de relâche, les entrainements ont repris en janvier.

Aussi, j’arrivais sur la colline d’Elancourt en me disant que c’était tout à fait possible de tenir une telle distance, et puis, j’avais une « mission » d’aller au bout, mais je n’en dirai pas plus !

La météo était au top, un peu fraîche le matin, idéale dans l’après-midi, par contre, bien fraîche en arrivant sur Paris le long des quais avec un vent bien glaçant avec la fatigue.

Mon dossard n’a pas été enregistré … donc impossible de me suivre via mon nom, quelques inquiétudes de se dire que je n’aurai peut être pas de temps. Merci aux quelques Asphaltien(ne)s me demandant si j’étais bien parti … Il fallait utiliser le numéro de dossard ce que j’ai découvert en arrivant bien trop tard et que je n’avais pas communiqué.

Départ avec le 1ier sas, ça part vite, je reste en arrière, autant ne pas gêner les « rapides » … et jusqu’au 1ier ravitaillement, où je passe 2553ème, c’est par paquets que je me suis fait doubler, pas grave, j’étais dans mes allures donc confiant, comme quoi la préparation d’un tableau de marche aide bien pour caler son rythme et ses allures.

Alors que dire d’une telle course, côté technique au dehors de quelques racines et flaques d’eau, c’est carrément roulant, (certains portaient même des chaussures de running), les chemins sont larges, juste un arrêt de quelques minutes pour passer prudemment 2 troncs d’arbres en travers. Rien à dire sur le balisage.

Les ravitos « écolo » ont proposé 2 bonnes soupes, bien sympathiques, par contre, absence totale de banane ou de chocolat… absent des aliments proposés, rassurez-vous les « tucs » étaient bien proposés !

Pour l’eau, ce fut plus compliqué, j’ai zappé le 1ier ravitaillement, bien trop de monde avec trop de files d’attentes, j’avais des réserves … je suis passé en prenant au passage du pain et du saucisson … à peine mieux à Chaville (37k) plus de robinet en fonction, alors utilisation d’un jerrican … je ne sais pas comment les derniers se sont débrouillés. Ensuite, cela était nettement plus fluide, forcément, avec l’allongement des coureurs.

Beaucoup de forêt, et finalement très peu d’urbain, (sauf la fin), comme quoi cette partie de l’Ile-de-France propose de belles balades. Des endroits assez atypiques, comme le passage dans le vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines, le parc Contemporain (Hangar Y) et une sculpture en forme d’habitation en casseroles à Meudon, la grande coupole de l’observatoire de Meudon, le musée du Mémorial Lafayette (de nuit certes), le parc de Saint-Cloud et sa balustrade avec vue sur Paris.

Puis vient le passage dans l’ile St-Germain et la tour aux Figues et … pour finir quand même par le moins fun … les rives de Seine avant d’arriver aux pieds de la tour Eiffel, fin du périple en haut des 327 marches menant au 1ier étage.

Arrivée dans les temps, j’ai pu aller voir l’arrivée du fiston sur le 120km et instant chouette de passer une ligne d’arrivée avec lui, même si ce n’était pas le même effort !

Côté organisation, en dehors du problème de puce et de l’eau au ravito (sujet probablement à ajuster) tout roule, c’est le cas de le dire avec de nombreuses routes à croiser, les signaleurs ont fait un super boulot, je n’ai pas souvenir avoir dû m’arrêter pour laisser passer des voitures !


DistanceTempsScratchCatégorieVit moyenne (km/h)
Frederic12014h43h28295/121145/158 (M0H)8,2
Michel8012h32’222268/244428/31 (M5H)6,5

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