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Templiers : Résultats et CR de ValVal et Thierry L.

Bravo à tous nos coureurs H/F du club qui étaient depuis vendredi au départ des diffèrentes compétitions du côté de Nant.
Pour celles et ceux qui sont allé(e)s au bout de l’effort,
Bravissimo, vous êtes ‘Finishers‘ et quelque soit votre classement soyez en fier!
Pour ceux qui ont dû abandonner, soyez certain que nous avons tous également une
pensée pour vous. Soignez vous bien et revenez vite.  Une phrase à méditer : ‘On apprend plus des échecs que des victoires…’
 
Endurance ultra trail
Nathalie DIEZ VERDIER (V1F)   classt. : 255ème  Clt cat. : 4ème      temps :  19h53
Abandons : Eric Verdier, philippe Hugault. ‘Courage les gars, la prochaine jusqu’au bout !

A savoir, 413 arrivants sur 575 partants!

Marathon des Causses
Franck BRIEND (V1H)         classt. :  98ème   clt cat. : 27ème   temps : 5h26
Denis GENAT
   
(V1H)         classt. : 251ème  clt cat. : 79ème   temps : 6h10

Vo2 trail
Enrichetta GOTTARDO(V2F) classt. : 536ème  clt cat. : 15ème    temps : 3h06
Myriam LARDENOIS
   
(V1F)  classt. : 537ème   clt cat. : 60ème    temps : 3h06

 

Les Templiers

Valérie VALLON (SEF)         classt. : 401ème     clt cat. : 16ème    temps :   9h43

Raphael JOURION (SEM)    classt. : 774ème     clt cat. : 376ème  temps :10h44

Franck BRIEND (V1H)          classt. : 890ème       clt cat. : 331ème  temps :11h01

Thierry LARDENOIS (V1H)  classt. : 1073ème    clt cat. : 400ème  temps :11h25
Philippe LE GAC (V2H)        classt. : 1074ème    clt cat. : 101ème  temps :11h25

 




CR de Thierry L.


Après 3 abandons sur 4 départs de trucs de ouf (Templiers et CCC), je me faisais un point d’honneur à finir cette édition. Nous sommes partis hyper cool avec Rocvelu et Raphael, tellement cool qu’on a relié Dourbies en 5h ! La météo était superbe, le moral au top et les jambes tournaient toutes seules (mais pas vite !). Nous étions encore presque ensemble à Trèves avec une détermination de junior et un mental de guerrier. Puis au bout des 6 à 7 heures de course, la gerboulade m’a reprit …. Haro sur les boissons énergétiques et les gels à la con ! Je gerba tranquille au pied d’un hêtre, Raphael était déjà un peu devant quand Rocvelu me proposa de finir avec moi ! Il n’est pas trailer par hasard avec toute l’amitié, l’altruisme et les purs moments de bonheur partagés que confèrent et génèrent ce type d’épreuve. Nous alternions donc course et marche. Je buvais un minimum et je regerbais peu de temps après. 11h25 sous la banderolle de finisher, main dans la main. Le chrono n’est pas terrible mais si secondaire sur ces trails !! Vivement le prochain.  



CR de ValVal 

Après le repérage de 2008 et ses dégustations de roquefort aux ravitos pendant de long moment, me voilà prête à courir la vraie course. Finie la balade !

Les templiers étant plus roulant, j’ai retravaillé ma vitesse après la CCC.

Je ne sais pas trop comment prendre cette course. Je pense aux blessures : c’est tellement difficile à gérer, et puis dans moins d’une semaine, j’enchaîne avec un relais sur trois jours organisé avec mon travail. L’organisateur compte sur moi, les consignes : ne pas se blesser et être présente le 30 octobre. Alors difficile de se rentrer dedans !

Arrivée à Nant : toujours avec émotion. Regarder le roc Nantais sous ces couleurs automnales, c’est magnifique !

Vendredi après midi je dois prendre de l’imodium. Les intestins commencent à faire des leurs.

C’est avec grand plaisir que je m’aligne sur la ligne de départ (être présent c’est déjà une émotion) isostar dans mon camelback, 5 barres (3ovomaltine et 2 isostar energy) et 2 gels anti oxydant overstims. 2 imodium avant de partir.

5h15, toujours pas de coup de pistolet. Un mec s’épanche sur son discours et personne n’ose lui dire qu’il est l’heure !

Voilà, enfin le départ et la montée vers Sauclière. La veille j’ai décidé de ne pas prendre de bâtons. J’ai quand même demandé à mes collègues Steph et Julien de les avoir avec eux au ravito de Dourbies. Sait-on jamais si je change d’avis !

C’est super ce serpentin de lumière dans la nuit. Je suis partie devant pour éviter d’être gênée et je peux admirer d’en haut de la première montée les lumières vers le bas. Qu’est ce qu’il y a comme monde derrière ! Je me réjouis d’être parti devant et d’avoir avancé à une bonne allure sur la première partie goudronnée.

La première montée arrive, c’est gras sur les pierres, ça glisse, je fais attention de ne pas me manger le visage contre terre et assure chaque pas.

Jusqu’à Sauclières, dès que je peux courir je le fais, tout ce qui est couru n’est pas marché !

Je passe devant des endroits ou je m’étais arrêtée l’année dernière pour des pauses techniques. Cette année j’ai décidé de boire juste ce que le corps réclame.

Arrivée au premier ravito à Sauclières, je charge mon camelback au maxi 2 litres. Je quitte le ravito et entend Steph qui m’appelle. Petit demi tour et je lui jette mes deux lampes frontales.

Je sors du village et attaque la montée qui nous emmène jusqu’au Saint Guiral. J’apprécie le paysage. Je me retourne, je regarde le soleil qui se lève, à couper le souffle, je suis trop contente d’être là! Je regarde vers le haut et le paysage est obturé par la brume au sommet.

Je marche dans les montées pour m’économiser, garder du jus, ne pas se griller dans la première partie. Montée du Saint Guiral, le brouillard est présent et le vent. J’ai trop froid et me dis que je suis limite pas assez couverte. Ça ne va pas durer ! En haut, je vois Fredo, ami de Montpellier. Je m’arrête pour lui dire bonjour et deux mots. Pas trop longtemps. Je ne veux pas perdre de temps en plus il fait froid.

A enfin la descende que j’apprécie tant, je ne me souvenais pas de certaines portions. J’ai mal au ventre, çà y est, pourvu que cela ne dure pas. Je me dis tiens jusqu’au ravito de Dourbies où je pourrai boire du coca cola. Je cours avec une fille qui comme moi, n’est pas très bien et limite d’hypoglycémie. Je trouve qu’elle tient bien le coup quand même. Je me dis plusieurs fois est ce que j’arrête ? Et je la suis et nous arriverons ensemble au ravito. J’arrive toute blanche en haut des marches. Avant de rentrer, j’entends Steph et Julien et leur demande de me régler mes bâtons à 1,20 m. Je rentre dans la tente, bois deux verres de coca-cola, puis sors et fais la queue pour charger mon sac de 2 litres d’eau. Deux mots aux deux marathoniens des causses : je leur parle de ma douleur au ventre. Ils m’encouragent et sont contents de mon classement entre 20 et 30. Peu importe à ce moment là, le tout est de finir et de pas se blesser. Sortie du ravito de Dourbies contrôle 4h39. Je fais un rapide calcul et me dis qu’il reste environ 30 km que je pense faire en autant de temps, ce qui me porterait à 9h – 9h15. Je me dis que ça peut le faire si les douleurs passent. Je pars avec mes bâtons et me voilà dans la montée. Je me fais doubler mais peu importe. Je suis là et c’est se qui compte, allez jusqu’au bout. Je marche et je bois régulièrement. Descente sur Trèves. J’adore. Je double le mec de l’organisation de l’éco-trail sur la route avant le ravito. Il m’offrait la veille le dossard de l’éco-trail de Paris si j’arrivais dans les 10 premières. Ha ha elle est bonne ! Enfin il se rend compte que c’est dur, et le doubler ça me fais trop plaisir. Je le reverrai à l’arrivée sous la tente. Je remplis à 2 litres et mange un bout de fromage et 1 barre de céréale. Je repars et ça monte.

J’arrive dans une partie assez roulante après un lieu dit avec une église, un chemin et pas d’arbre en plein soleil et là, j’ai trop envie de dormir, mes bâtons me portent et mes jambes avancent doucement toutes seules. Je pense à m’arrêter pour faire une sieste, mais au milieu de nulle part je me dis que c’est pas une bonne idée. Je continue vacillante, et la tête qui doline. C’est la première fois que ça m’arrive. J’ai su après la course qu’un mec dans les 100 premiers a fait une micro sieste. N’est-ce pas Aurélia ? Ça se fait alors !!! Moi j’ai peur de ne pas me réveiller alors je refuse de m’arrêter.

Aux photographes sur le chemin je leur demande qui a gagné un me répond « Thierry BREUIL ». Je me dis que c’est bien pour lui.

Je mange 1 barre dans le chemin avant de prendre la descente de Cantobre. J’aime bien cette descente. Je fais attention à mes appuis. Traversée du petit ruisseau et plat jusqu’au ravito de Cantobre. J’essaie la boisson overstims c’est le moment ou jamais, c’est la course des essais de produits (gels, boisson).

Je sors du ravito et j’entends qu’on m’encourage. Je plane tellement, je mets du temps à réagir, oui c’est bien elle, Isabelle GRENIER, je suis trop contente de la voir, elle me dit que c’est super ce que je fais, elle m’accompagne toute la partie goudronnée jusqu’au chemin de terre qui prend sur la gauche. Je suis motivée, c’est reparti dernière montée, dans la ravine il y a des grosses marches, à un moment j’ai deux mecs qui m’aident. Un me prend la main et tire pour m’aider à monter la marche. Mort de rire ! Je ne m’emmerde pas quand même ! Merci les gars !

L’allure est donnée, tout le monde suit. Ça monte assez vite, tout le monde est motivé, pas de gêne.

Passage le long des falaises et arrivée dans la partie boisée, je recours. Même si les fessiers tirent depuis un moment, je n’ai pas envie de trop traîner. Chaque place compte, n’est ce pas ?

Une fille dans le groupe repars en courant. Je me retourne et dis au mec juste derrière que je vais essayer de la suivre. « Allez moi aussi » répond il. Je la doublerai en haut. Elle a des crampes partout et s’arrête pour s’étirer.

J’ai les jambes et commence à descendre, un mec me suit, il me demande si c’est possible de faire moins de 10h et je lui réponds que non, c’est bientôt 15h. Je plane à dix mille lieux. Après je réfléchis mais oui bien sur que c’est possible, nous sommes partis après 5h15, et je lui dis que c’est jouable et nous voilà repartis motivés à bonne allure, nous doublons plein de gens! Elle est trop bien cette descente, j’entends le speaker en bas. Le long du mur des encouragements. Sortie en bas vers la petite maison en pierre, j’entends mon prénom et je vois tous ceux du club installés dans le pré dans des chaises. Merci pour vos encouragements. Je cours toujours, dernière montée en marchant mais les spectateurs encouragent tellement que je repars en trottinant. J’ai trop mal aux fessiers. Aie aie aie ! Voilà l’arrivée et le tapis rouge, je suis trop contente. J’ai fini et je ne suis pas blessée voilà tout ce qui m’importait.

 

MERCI pour vos encouragements et vos messages !

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